Elle avait les yeux noirs desquels on voit du bleu,
Qu'on prend pour l'océan, dans lequel on voit dieu,
Qui font toucher du bout des doigts les horizons,
Mais toujours à la fin,
On est seul au milieu des vagues de sanglots et du sel dans la gorge
Et du sel sur la plaie de ce c½ur tatoué
A son nom que l'on crie au fond des verres de vin
A se dire que la vie,
Oui n'était qu'une putain.
Que je meurs à l'instant si l'envie me reprend
De remettre ma tête dans la gueule du serpent,
De me laisser encore crucifier le c½ur
Pour un joli sourire au parfum de leur fleur.
Marguerite ou Tulipe et de Rose à Lilas
Tu sais l'ami pour moi elles ont toutes ici-bas
Quand elles vous montrent ciel, qu'elles vous disent qu'elles vous aiment,
Elles ont toutes pour moi
L'odeur des chrysanthèmes.
Adieu les gentilles,
Adieu les j'en pleure,
Adieu les maudites qui ont pris ma lueur,
Qui ont jeté dans le noir mes yeux et puis les tiens contre le chant du cygne !
Et les beautés ?
Qu'elles crèvent
Toutes ! J'en peux plus de ces jeux qui nous tuent,
J'en ai marre de ce c½ur mon dieu qui ne bat plus,
Et qui toujours s'incline aux pieds de fausses blondes
Qui nous mènent à la cime,
Qui nous traînent à la tombe.
Je vous le dis putains,
Putain vous m'aurez plus !
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